• Au-delà d’une technologie imposée et très discutable, il s’agit d’un vrai choix de civilisation

    Quelles sont, pour vous, les menaces (points négatifs), les opportunités (points positifs) d’un déploiement de la 5G dans votre commune ?

    La 5G est un marqueur et accélérateur d’un monde du tout-numérique qui est un « fait social total » comme l’énoncent les sociologues.

    Bien plus que prendre parti “pour” ou “contre”, il s’agit de TOUT mettre sur la table de la discussion quant aux réels enjeux, avantages et risques potentiels qu’une “innovation tech-nologique” peut susciter. Il serait très difficile de revenir en arrière si dégâts il y avait — nous le savons déjà — dans des sociétés et une civilisation mondiale déjà bien malades et dangereusement conflictuelles, sur une planète tout aussi malade de nos excès, notoirement dus à notre civilisation industrielle. C’est donc, plus que jamais, le moment de faire le point en toute conscience sur les enjeux soulevés à un moment-clé où la “technoscience” s’écarte de plus en plus de la science du Vivant et de l’espace, dans une démocratie représentative qui a perdu la confiance citoyenne car gangrenée par le poids accru des lobbys industriels.

    La 5G, avec son monde de milliers d’objets connectés, de Big data glouton, de voitures autonomes, ne va pas dans le sens de la sobriété et du tri sélectif électronumériques, voire de dénumérisation sectorielle à envisager très sérieusement (tout n’étant pas automatique-ment numérisable), auxquels nous sommes désormais obligés avec l’urgence climatique : « Le déploiement de la 5G est à remettre dans le contexte d’une croissance exponentielle des usages numériques dont les effets sur le climat sont maintenant notoires. Alors que l’urgence commande de limiter drastiquement nos usages numériques, la 5G nous éloigne à toute vitesse de cet objectif. » (1)

    Il n’y a pas que les fréquences, les antennes, les terminaux et objets connectés qu’on ne cesse d’empiler et accumuler massivement pour des changements continus sur fond d’obso-lescence programmée, mais aussi l’ancien extractivisme fossile (pétrole, gaz, charbon) qui ne disparaîtra pas de sitôt, à moins d’extrême naïveté, auquel s’ajoute le nouveau (métaux et terres rares), tout aussi fossile. Nous n’avons jamais autant retiré de ressources de la terre qu’en 2019 jusque vers l’épuisement. (2). Est-ce raisonnable ? Bien sûr que non.

    Comment ne pas voir que l’intensification du numérique fortement encouragé comme une solution magique au nom d’un sacro-saint “Progrès” en perte de sens civilisationnel complet – et qui n’est devenu que technique ou technoscientiste – ne va pas aujourd’hui dans le sens du bien-être et de la justice sociale, loin de là, et bien peu dans le sens d’une impérative transition écologique et énergétique réussie. Quand finira-t-on par dresser un bilan lucide des 20 à 30 dernières années de notre fameuse révolution numérique avec ses réelles avancées sociétales, mais aussi sa part d'ombre au spectre de plus en plus large ?

    Les politiques trouveront-ils un peu de lucidité quant à cette mutation dangereuse ? Ne serions-nous pas passés de l’euphorie des années numériques qui ont pu apporter de l’accès à l’information et à la culture, de réels avantages et commodités, voire de réelles libertés, à l’addiction accélérée et inconsciente de ces dernières années vers un très possible asservis-sement généralisé ? En plus d’une aberration écologique, énergétique, d’une fragilité de nos systèmes hyperconnectés, d’une fumeuse promesse de création d’emplois par milliers compensant ceux massivement et très visiblement détruits que l'on observe partout autour de soi sur fond accentué d'inégalités économiques et sociales. À quoi s’ajoute un risque sani-taire que l’on ne pourra nier ou minimiser trop longtemps.

    Le tout-numérique que l’on nous impose demande beaucoup d’énergie électrique, des matières très polluantes extraites dans des conditions souvent sanglantes ou esclavagistes loin de nos yeux rivés sur nos écrans (3), sans parler des datacenters polluants et énergi-vores. Tout ceci est évidemment incompatible avec le réchauffement climatique et la sobriété indispensable pour notre survie. Entre les impératifs de la COP 21 et la 5G et le monde qu’elle annonce, déjà bien préparé, il faudra donc choisir et rester cohérent avec la plus grande conscience, honnêteté et indépendance de jugement dans la décision politique.

    La société high tech hyper-électronumérique avec ses machines est antagoniste de la lutte contre le réchauffement climatique, la défense de la biodiversité, et va à rebours des enjeux de l'Histoire. Nous roulons à contre-sens de l'essentiel et du vital. Forcés à em-prunter de vastes autoroutes interconnectées pour maximiser le culte vertigineux de la vitesse à tout prix, autoroutes qui occuperont tout le paysage de nos existences avec de moins en moins d'arbres, de moins en moins d’abeilles pollinisatrices et d'oiseaux, de moins en moins d'autonomie et de libertés individuelles et collectives.

    Pour cela, plus que jamais, il faut impérativement envisager des solutions low tech, des outils technologiques pluriels promus par la demande citoyenne et non subis,sous peine d'incohérence complète. Entre la COP 21 et la 5G et le monde qu’elle annonce, qui est déjà bien avancé, il faut choisir. Et plus que jamais les décisions technologiques devront être soumises à des collèges citoyens – il en va du sens et de l’esprit de la démocratie.

    Le tout-numérique est en train d’envahir toute la sphère de notre quotidien, de notre existence. Nul ne pourra demain échapper à ses machines, son outillage, son contrôle. Il concourt à la déshumanisation, à une vie sans contact, à ce que chacun devienne une monade isolée devant ses écrans.Comment ne pas voir que le « tout connecté » est le fantasme techniciste d’une conception totalitaire de la société, d’une volonté de « biopouvoir » exercé sur les corps et les esprits sur fond de trans-humanisme. Sous cet angle, la Chine (encore plus que les États-Unis) est bien le modèle non avoué de nos « décideurs » et de la gouvernance de nos « experts ».

    Il faut prévenir et calmer dès maintenant l’enthousiasme béat et technolâtre de la « 3ème Révolution industrielle » qui pourrait nous conduire à un désastre humain et écologique, en plus d’abîmer ce qui nous reste encore de libertés, de libre choix.

    Nous revendiquons donc le droit à la non-connexion, à la déconnexion. Nous souhai-tons vivement que ce droit soit inscrit dans notre Constitution.

    Quant au « devenir chinois » de nos cités, ou syndrome des mégalopoles, c’est un problème qu’il faudra bien finir par aborder au plus vite. Qui dit accroissement non ou mal contrôlé de nos grandes villes, dit artificialisation mal compensée par des îlots “verts”, complexification technique accrue, et creusement des inégalités sociales – ce qui se constate partout (4).

    Développer des réseaux techniques hyper-sophistiqués, réticulaires universels, outre leur très probable fragilisation, risque d’accompagner la concentration urbaine et l’hypertro-phie métropolitaine. Les deux phénomènes étant interdépendants. Est-ce un “progrès” pour l’équilibre de nos territoires, de nos quartiers, l’intérêt et l’autonomie du local ? Nous pouvons en douter, à moins de nous résigner à survivre dans des mégalopoles davantage inégalitaires, les plus inhumaines, aux individus de plus en plus contrôlés, de plus en plus atomisés derrière leurs écrans devenus obligatoires, et dans la déshumanisation et artificialité les plus complètes.

    Quand les territoires, les cités, auront-ils le courage de reprendre leur autonomie politique contre la verticalité des pouvoirs imposés, monopolistiques et privés sous la férule autoritaire de l’État, au détriment de la res publica, la volonté d’opter pour une déconcentration plurielle des territoires, des savoirs et compétences, ainsi qu’une différen-ciation ici et là des technologies utilisées selon leur réelle utilité ? Là réside peut-être la “modernité” simplifiée de demain, une voie d’avenir plus saine et plus sobre, où se reprofilerait un horizon possible pour revivifier notre démocratie et pour que nos cités et notre planète puissent davantage respirer.

    Des psychologues, des neuropsychiatres, des associations parentales, l’enquête interna-tionale Pisa elle-même, constatent les dégâts causés par les écrans à l’école (sur la concen-tration des élèves notamment). Des enquêtes sur le terrain démontrent la catastrophe de l’en-seignement à distance. Nombre d’enseignants et d’élèves ne supportent plus “le distanciel”.

    On va “dématérialiser” (oxymore accablant de non-sens) les services encore publics à coups de “nuages” électro-numériques. Question : cela maintient-il l’emploi public ? Personne ne le constate, bien au contraire.

    La Poste, qui fut un modèle de service public, devenue un centre de collecte de données, une banque, un marchand de smartphones, surveille numériquement ses dernières factrices et facteurs au cours de leur tournée. Un “progrès” ?

    Peut-être faudrait-il se poser la question : est-ce que des forêts bien entretenues et agrandies, regagnant sur les espaces bétonnés, ne pourraient pas produire du papier que l’on recyclera au lieu de services “dématérialisés” ? Ne serait-ce pas un moyen d’éviter la casse en cours de l’Administration des Eaux et Forêts ? En plus de nous ré-oxygéner. Le calcul a été fait : il n’est pas sûr que l’on gagne en moindre pollution et diminution de GES avec la dématéria-lisation , et certainement pas si on finit par faire une sortie papier avec son imprimante (5).

    Des gares en France n'ont plus d’employés humains et il y est indispensable d’avoir un smartphone pour pouvoir voyager (ce que l’on ne peut plus faire anonymement).

    La publicité (ou propagande) des opérateurs nous dit que la 5G va aider à la télé-médecine et apporter des bienfaits inestimables à nos services de santé, et bien sûr aux populations. Le robot va faire des prédictions médicales infaillibles. Le numérique avec ses écrans va combler les déserts médicaux. En médecine, l’humain serait-il devenu l’erreur ?

    A-t-on demandé aux médecins, au personnel médical et hospitalier, s’ils avaient réclamé et s’ils ont besoin de la 5G ? Bien sûr que non. Vu leur état de fatigue et le délabrement de leurs locaux, cela relève de la plus sinistre indécence.

    Les opérateurs nous vantent aussi la 5G pour venir en aide aux agriculteurs. Il est tout aussi indécent de vouloir les aider au moyen de la 5G salvatrice alors que certains utilisent déjà drones, GPS et gestion par ordinateur, que beaucoup trop ont besoin d’aide financière et morale, qu’il y a bien d'autres urgences pour eux. Il est sûr, vu leur état souvent sinistré, qu’ils n’ont certainement pas demandé massivement la 5G !

    Doit-on aborder le projet infantile de la voiture autonome ? Des milliers de capteurs, de faisceaux électromagnétiques, le long de nos rues et de nos routes pour une meilleure santé et économiser les ressources de la Terre ? Est-ce sérieux ? Quel est l’assureur qui voudrait prendre en charge ce type d’engin ? Et qui va pouvoir s’offrir ce jouet ? Le professeur, l’infirmier, le postier, l’agriculteur ?

    L’internet des objets… Qui a demandé des frigos, des aspirateurs, des brosses à dents ou slips connectés ? Et tout ceci sans matière ? Sans débauche d’énergie ? Sans ressource en minerais et terres rares ? Pour le climat et contre les GES ? Et qui en a ENVIE ?

    On nous fait la promesse mirobolante de créations d’emplois qu’offrira la 5G et le smart world annoncé, alors que tout le monde peut constater autour de soi que partout où la numérisation/robotisation passe, l’emploi trépasse, y compris dans les services encore publics. Et où seront fabriqués nos terminaux à changer ainsi que nos (inutiles) objets connectés ? Certainement pas chez nous (ou très peu).

    Le Big data… La “naturalisation” du développement numérique tentaculaire et d’un énergivore Big Data /Moloch de données, généralement non consenties, considéré comme une évidence de fait, est un réel problème. Les citoyens n’ont aucunement demandé ces “innovations” numériques “disruptives” envahissantes, pseudo-“progressistes”, à grands coups de captations de données les plus personnelles (et le plus grave à venir : passeport biométrique, caméras à reconnaissance faciale – l'idéologie sécuritaire ambiante et s'amplifiant est en train de rogner nos libertés fondamentales).

    Entre le gavage sans fin de l'Ogre à data énergivore et la sobriété numérique, il faut choisir très vite. Du Big data/Big Brother, il faut passer au Thin data localisé et citoyennement contrôlé, du tout-numérique à la ré-humanisation de nos services publics (santé, éducation...).

    On a su créer une véritable addiction au smartphone. Il est en train de devenir obligatoire de fait, pour des achats, est réclamé par les banques, les services. Appareil qui demande des antennes partout sur les toits, le long des routes, et de plus en plus. Une campagne anti-addiction s’impose en urgence. Capter l’attention par l’écran est au cœur même du businessmodel des industriels, on le sait depuis longtemps. N’en faire qu’une aide pratique sera très difficile. Jusqu’à maintenant, nous n’avons vu aucune campagne sanitaire sur son utilisation, sur le DAS, sur l’origine extractive polluante et souvent sanglante qui pourrait pourtant ouvrir les consciences. Il faudra réorienter au plus vite le numérique vers le fixe, c'est-à-dire LA FIBRE, et renverser le déséquilibre fixe/mobilité, aujourd’hui en faveur du mobile. C’est, pour nous, un combat essentiel à mener car il sera long et difficile. La 5G va donc a contrario de cette urgente nécessité.

    Concernant la santé étendue à tout le Vivant, qui serait l'objet d'une controverse scientifi-que et qui est certainement l’angle mort n°1, nous retrouvons exactement le même schème historique que pour l’amiante, le tabac, les pesticides, les néonicotinoïdes, les perturbateurs endocriniens, les particules fines… exactement la même musique de la fabrication “scienti-fique” du doute (6) – alors que, en retour, les lobbys et leurs organismes de santé sont bien incapables d’en prouver l’innocuité !

    Sur la question des ondes, ne serions-nous pas entrés dans l'ère du “négationnisme” sanitaire institué à coups répétés de “non prouvé” ? Les industriels, opérateurs et marchands ont décidé de faire fi des principes de prévention et de précaution, acquis après des années de luttes citoyennes, au nom du principe “d'innovation”. Profitant de la sidération magique de foules entières pour le mobile, le déni sur cette question est et restera, sans aucun doute, officiellement ancré au vu des intérêts colossaux en jeu. Alors, toutes et tous seront davantage sujets à l’exposome, et pour longtemps (7).

    Le problème avec la 5G (Thierry Breton, du plus haut de l’Europe, nous annonce déjà la 6G…) est que non seulement on va accumuler dans notre environnement des fréquences dont la nature du signal est problématique, mais que l’on va être obligé de monter en puissance d’émission, il ne peut en aller autrement. Quant au problème des ondes millimé-triques, il n’y a pas tant d’inconnues que cela, et c’est très inquiétant. Savoir que les assu-reurs ont déjà intégré le fait que de réels problèmes de santé sont désormais à envisager et que cela va finir un jour ou l’autre par basculer dans l’opinion publique comme pour les exemples cités ci-dessus – c’est ce qu’ils ont compris et anticipé (8) ; que la demande civile de transparence et la mise en question d’organismes à fort conflit d’intérêts telle l’ICNIRP (et l’OMS) a commencé ; que la Résolution 1815 de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe demandant à baisser significativement le niveau d’exposition aux ondes en 2011 n’a pas été suivie d’effets et que cela finira un jour ou l’autre par se savoir ouverte-ment ; que le problème des électrohypersensibles (EHS), dont le nombre est en augmen-tation en France et dans le monde, relève d’un grave déni que l’on ne pourra pas continuer à maintenir, alors qu’au nom de l’égalité des territoires et de la “modernité ”, on vise à suppri-mer les “zones blanches” ; que le Lancet relayant des méta-études sur le sujet a montré que les études indépendantes des lobbys montrant la nocivité des micro-ondes artificielles pulsées sur le Vivant (et pas que sur les humains) – car c’est très exactement de cela qu’il s’agit – sont de plus en plus nombreuses et majoritaires. Sans parler des DAS des mobiles scandaleusement truqués – problème soulevé aujourd’hui en France aux États-Unis, en Italie, au Danemark et en Allemagne, pour commencer.

    Nos cités, tout particulièrement, ne peuvent plus continuer à ressembler davantage à de vas-tes camps de transmission militaire avec des centaines d’antennes-relais partout au milieu de la population. Les multiples fréquences des micro-ondes artificielles pulsées, avec ses mil-liers de capteurs, de wifi, de mobiles comme autant d'émetteurs-récepteurs, souvent collés contre nos cerveaux, le cœur ou les parties génitales, sont un réel problème de santé publique qui ne peut que dangereusement s’aggraver.

    Vu la gravité et la complexité des enjeux, la possibilité d’une catastrophe écologique, climatique, sociale et sanitaire, il faudra au plus vite mettre en œuvre des solutions courageuses telles que :

    refonder l’école en la protégeant de l’enseignement numérique, des écrans, des antennes, des ondes, des wifi (extension de la Loi Abeille). Ce que font depuis des années les Grands entrepreneurs high tech et du numérique de la Silicon Valley pour leur propre progéniture, est déjà appliqué ou envisagé dans plusieurs villes et pays. Ce seront peut-être les enfants qui rééduqueront leurs parents, leurs aînés, afin d’aller vers un numérique sobre et raisonné, non addictif.

    désengorger, dégraisser le numérique jusqu’à envisager des dénumérisations sectorielles, décélérer pour nos usages ordinaires. C’est à dire prendre exactement le chemin inverse de celui que l’on veut nous nous imposer.

    réorienter au plus vite le numérique vers le fixe, c'est-à-dire LA FIBRE, et renverser le déséquilibre fixe/mobilité, aujourd’hui en faveur du mobile.

    ne réserver la 5G qu’aux zones portuaires et à certaines industries dites 4.0, à des usages spécifiques d’utilité scientifique, qui devront être situées dans des zones écartées des populations avec un suivi sanitaire de ceux qui y travaillent.

    recycler les anciens mobiles et orientation vers des types « Fairphone ». Mettre en œuvre une co-réparation locale avec exigences d’éléments modulaires de la part des fabricants, qui soient faciles à démonter. Informer sur ce qu’est réellement un mobile, comment et où il est produit etc. en tentative salutaire et citoyenne de désintoxication.

    développer le LI-FI quand c’est possible pour compenser l’inflation de wifi.

    interdire pour raison sanitaire l’usage du smartphone dans les transports publics car ce sont des cages de Faraday nocives (y laisse-t-on entrer les fumeurs ?). Ceci pourrait être une campagne anti-addiction efficace.

    conserver le livre papier au détriment du numérique dans le scolaire et les bibliothèques publiques. Complète révision des politiques passées. Retourner massivement à la PRÉSENCE enseignante, au CONTACT humain, l’outil numérique devant redevenir une aide d’appoint précieuse comme à ses débuts.

    si les objets connectés devaient nous être imposés par l’industrie, et comme des emplois seront inévitablement supprimés, envisager le plus sérieusement le développement d’ateliers de dépuçage en légitime défense de la planète et du Vivant.

    refuser la e-monnaie généralisée, projet liberticide (« La monnaie, c’est de la liberté frappée » – Dostoievski).

    La liste n’est pas exhaustive, mais il faudra bien, et très vite, que les pouvoirs publics et les représentant(e)s de la nation se posent courageusement ce type de questions.

    Il faut impérativement accoucher d’un nouvel humanisme (mot devenu imprononçable aujourd’hui) étendu à tous les domaines du Vivant. Et le tout-numérique ne nous y mène pas du tout. Il y a une urgente nécessité de se réorienter philosophiquement, anthropologi-quement, en écologie le plus scientifiquement décompartimentée – ce qui n’est pas le cas. C'est-à-dire régénérer en profondeur LE politique, emprunter la voie de l’invention citoyenne dans la décision quant aux choix technologiques, et ne pas se voir imposer au forceps les « innovations » industrielles ou gadgets numériques.

    Le débat pour nos libertés, notre santé, le climat, l’écologie, et l’exigence d’une nouvelle démocratie comme d’un nouveau modèle social et économique, ne fait donc que commencer…


    Association Résistance 5G – Nantes

    resistance5Gnantes@gmail.com


    (1) Yaël Benayoun & Irénée Régnault : Technologies partout, démocratie nulle part, Fyp, 2020.

    (2) Source Philippe Bihouix.

    (3) https://www.portablesdusang.com/

    https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=kf2udOxd5VA : « Du sang dans nos cellulaires », Radio Canada /TV5/RTS ;

    China Labour watch ;

    Rapport Amnesty international, janvier 2016 ;

    Guillaume Pitron : La Guerre des métaux rares, La face cachée de la transition énergétique et numérique, Les Liens qui libèrent, 2018 ;

    On achève bien les enfants, écrans et barbarie numérique, Fabien Lebrun, Le Bord de l’eau, 2020, où un lien logique est établi entre le désastre physique et mental des écrans sur nos enfants (étudié également par Michel Desmurget dans La Fabrique du crétin digital, Seuil 2019), et l’exploitation criminelle d'enfants africains qui partici-pent de force à l'extraction des minerais nécessaires à la fabrication des écrans.

    (4) Cf. Les métropoles barbares, Guillaume Faburel, Le passager clandestin, 2018.

    (5) Source Françoise Berthoud, ingénieur de Recherche CNRS.

    (6) Cf. l’enquête du journaliste scientifique du Monde, Stéphane Foucart : La fabrique du mensonge, Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger, Folio actuel n° 158.

    (7) L’exposome : analyse des facteurs de risques non génétiques de nos maladies de civilisation – cancer, diabète, affections cardio-vasculaires, asthme, maux de tête, acouphènes… qui sont liées à l’environnement dans lequel nous évoluons.

    (8) Groupe des Assurances franco-suisses (rapport de 1997) : « On doit à présent s’attendre, sur la base des connaissances actuelles, à la possibilité que les champs électromagnétiques se révèlent plus dangereux qu’on ne l’imaginait, suite aux résultats de la recherche scientifique ; s’attendre à ce que les champs électromagnétiques de faible intensité puissent, contre toute attente, s’avérer dangereux – tout comme les fibres d’amiante se sont révélées nocives au fil des ans » ;

    Rapport de la Lloyd’s of London (réassureur), 2010 : « Le danger avec les champs électromagnétiques et les rayonnements radiofréquences est que, comme l'amiante, l'exposition à laquelle les assureurs sont confrontés est largement sous-estimée et pourrait croître de façon exponentielle et être avec nous pour de nombreuses années. » La Lloyd’s préconise donc aux assurances de ne pas couvrir les demandes d'indemnisation liées aux rayonnements radiofréquences.

    (9) Barbara Stiegler, « Il faut s’adapter », Sur un nouvel impératif politique, NRF essais, Gallimard, 2019.

    Quel numérique voulez-vous pour Nantes demain : quelle serait votre vision idéale du développement des nouvelles technologies numériques à Nantes ?

    (Cf. texte ci-dessus)

    Quelles seraient les précautions et les conditions à réunir pour organiser au mieux le développement numérique de notre territoire ?

    Préconisations souhaitées par l’Association à l’adresse de Nantes Métropole :

    Faire des crèches, maternelles et écoles de NM des sanctuaires verts le plus possible préservés des ondes et des écrans. À la dé-bétonisation des cours déjà préconisée par EELV, veiller à renforcer, voire aller au-delà de la loi Abeille.

    Lors de la mission préparatoire, l’équipe du Service de la santé environnementale du CHU de Nantes s’est exprimée. Un avis sur les ondes millimétriques 26 GHz qu’utilisera la vraie 5G a été donné (sur les autres utilisées aussi). Un rapport a été fourni à Nantes métropole (que nous avons). Malgré notre insistance en direct devant tout le monde et le Dr Tripodi, la FING n’a pas voulu en intégrer des extraits dans le volet sanitaire du Livret. Pire : lors de la Conférence apprenante, non seulement l’aspect sanitaire n’a pas été abordé, sinon par Gilles Babinet, représentant notoire des lobbys de l’industrie numérique, pour évidemment répéter qu’il n’y a aucun problème puisque l’ICNIRP et l’ANFR veillent sur notre santé, mais le présentateur a mis en incrustation sur écran ceci : « L’OMS dit qu’il n’y a pas de problème avec la 5G » (mais pas le CIRC, ni encore l’ANSES !) et « Pourquoi un volet sanitaire dans le livret ? ». On s’interroge sur cette sélection arbitraire, venue d’inter-nautes paraît-il, alors que dans le tchat, qu’il ne regardait pas, de nombreuses questions et références solides sur la santé se manifestaient.

    NM s’honorerait donc d’ouvrir, en relation avec le CHU, une cellule de surveillance des seuils d’exposition. Plus, cette cellule accompagnerait un groupe dédié à l’épisté-mologie des études médicales et épidémiologiques internationales sur le sujet. L’éta-blissement des seuils étant fortement controversé, NM pourrait décider comme à Salzbourg (0,06 V/m) d’avoir les seuils les plus bas de France et d’en faire une pro-motion exemplaire : « Nantes, la ville où il fait bon vivre avec ou malgré les ondes ». Chiche !

    Création d’une petite cellule à NM pour veiller au délicat problème des zones blanches. Il y a une double demande contradictoire : demande de couverture mobile de certaines zones, mais aussi demande de zones blanches pour protéger les EHS en augmentation dans la population.

    Pour rompre avec l’addiction massive du smartphone auprès des jeunes, nocive pour leur santé et écologiquement problématique, le sociologue Fabien Lebrun, et Frantz Rowe spécialiste du management du numérique, de l’Université de Nantes, peuvent être consultés ainsi que des médecins.

    Interdiction pour raison sanitaire de l’usage du smartphone dans les transports publics car ce sont des cages de Faraday nocives (y laisse-t-on entrer les fumeurs ?). Ceci pourrait être une campagne anti-addiction efficace.

    D’excellentes préconisations et solutions sont apparues ici et là dans les ateliers du débat pour que NM aide les magasins de recyclage et éco-réparation des mobiles. Une politique volontariste de publicité pour aider ce secteur doit être développée.

    Pour une bonne gestion des flux de circulation, la fibre et des capteurs 3G suffisent amplement selon des ingénieurs. Pas besoin, donc, de la 5G pour ça.

    Faire savoir que la 3G suffit à beaucoup d’usages.

    Enfin, Nantes, fidèle à son passé “rebelle” et sa singulière “différence”, ville chérie par Victor Hugo, Jules Verne, les surréalistes, Julien Gracq – seule Commune de mai 68 en France où ouvriers, paysans et étudiants communièrent fraternellement – se doit d’être fidèle à cet esprit en organisant un chantier permanent de débats citoyens où ce que nous énonçons doit être amplifié dans une libre discussion la plus ouverte et publique. Le premier quart de ce siècle ne peut être la continuation suiviste et normative de 30 à 50 ans d’un système tombé dans l’impasse, qui ne se ressource que dans sa propre toxicité, dans une fuite en avant technologique – système qui ne profite plus qu’à une petite minorité.


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  • Le "dossier 5G" est très vaste

    Ce dossier présente des aspects environnementaux (extraction très sale des ressources métalliques parfois très rares pour les terminaux, pour les antennes (big cells et small cells), pour les datacenters qui permettent de gérer les flux, des ressources énergétiques s'ajoutant à celles utilisées par les autres moyens de communiquer, qui continueront. Et bien sûr il faudra penser aux déchets très peu recyclables, voire pas du tout..

    Il présente des aspects liés à la pollution des transports par d'immenses cargos pour le vrac et des porte-conteneurs utilisant du fioul très lourd qui n'est surtout que du déchet. Tout est extrait ou construit loin, très loin dans des conditions terribles même pour les enfants qui y travaillent.

    Il présente des aspects liés à la santé des êtres vivants en général par les ondes pulsées artificielles, des aspects sociaux parce que les gens ne se parlent plus en présence les uns des autres, des aspects concernant l'emploi car un seul robot opérationnel en permanence (même seulement vocal) peut faire un à plusieurs chômeurs.

    Il présente des aspects utilitaires en fait très restreints, dans certaines industries, dans la surveillance mobile des citoyens comme des malfrats.

    Il présente des aspects financiers qui peuvent devenir lourds avec la concurrence 5G pure contre satellites à accès direct. Même Orange mobile pourrait mettre genou à terre. Et bien sûr ce sera lourd en coût à terme pour l'usager.

    Ces satellites concurrents contribuent à la débâcle des études scientifiques avec les passages des dizaines de milliers de carcasses ou de machines opérationnelles qui raient les photographies d'astrophysique.

    Pendant ce temps-là les émetteurs terrestres type 5G empêchent de faire les mesures pour la météorologie en raison des interférences (presque les mêmes longueurs d'ondes) avec les émissions de la vapeur d'eau de l'atmosphère, qui sont si importantes pour déceler les nébulosités précisément (c'est la base même de la météorologie moderne).

    Tout est lié, tous ces aspects sont à prendre en compte méticuleusement : il reste à demander aux citoyens de décider ensemble si le jeu en vaut la chandelle. Il s'agit tout de même de l'avenir de tous, sur toute la Terre, revenir en arrière sera très difficile, il ne faut pas se voiler la face.

    Déployons la fibre partout, une fibre de qualité (attention, certains opérateurs y vont à l'économie paraît-il, et c'est bien dommage) pour ne plus avoir à y intervenir, et presque tous les inconvénients sont résolus. En revanche les utilisateurs des ondes ne devront le faire qu'avec parcimonie, quand c'est vraiment urgent et indispensable, et qu'on n'a pas d'autres moyens. Quant à s'en servir de façon intensive dans un but ludique, c'est plutôt irresponsable : c'est pourtant sur cette clientèle que les prestataires se basent pour retomber sur leurs investissements. Il est à craindre que nos descendants ne paient cher ce genre d'irresponsabilité.


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  • BEAUCOUP À DIRE SUR LA 5G

     

     

    l — Les origines amenant à la 5G

     

     

     

    A – Les premières années

    Le téléphone (filaire) connaît son vrai premier inventeur, Antonio Meucci, en 1871, avant Alexander Graham Bell qui l'a commercialisé quelques années plus tard.

    Le télégraphe Chappe, inventé un siècle plus tôt (1794), permettait d'échanger de très courts messages via des sémaphores.

    Les télécommunications sans fil connaissent leurs balbutiements avec les premiers travaux de Guglielmo Marconi en 1899 (à l'occasion d'une émission transmanche en morse).

    Le passage en vocal découle de la découverte de la lampe triode par Lee De Forest en 1906. De là se sont construits les centraux téléphoniques avec les opératrices qui branchaient à la main l'appelant au destinataire.

     

    B – les premiers téléphones mobiles, années 1980radiocom 2000

    Le téléphone mobile conjugue la technologie du téléphone vocal, avec celle de la radio. Il faut donc que l'appelant mobile se connecte à une grande antenne le reliant au réseau fixe, puis éventuellement à une autre antenne le reliant à la personne appelée. Au départ il s'agit de radiotéléphones lourds et encombrants, installés dans des voitures, tel le Radiocom 2000 de 1986. On peut considérer cela comme la 1G (pour première génération). Avec l'amélioration appelée "hand over" le mobile pouvait rattraper le signal sur une autre "cellule" ou groupe d'antennes (d'où téléphone cellulaire) tout en se déplaçant.

     

    C – La 2G en Europe se normalise en GSM (Groupe spécial mobile)

    Elle s'améliore en se doublant, sur la même fréquence et les mêmes antennes, de transport de données par paquets (GPRS, General Packet Radio Services, puis EDGE, Enhanced data rates for GSM evolution) qui sont classés en 2,5G, puis 2,75G. On peut transporter son téléphone en bandoulière, comme l'Alcatel 2109HA

     

    D – Fin 2004 en France se commercialise la 3G (norme UMTS,  Universal mobile telecommunications System).

    C'est un système de transport non filaire bien plus rapide que la 2G et ses variantes (1,920 Mb/s contre 9,6Kb/s), mais si on se déplace vite les performances se dégradent significativement (jusqu'à redescendre à 144 Kb/s en voiture). La vitesse de transmission se mesure en milliers ou millions, voire milliards de bauds/s – des zéros ou des 1, du nom de son inventeur français pour presque l'équivalent des bits en informatique. (illustré par le Motorola D470)

     

    E – Les opérateurs considérant que les usagers demandent toujours plus de rapidité, et de capacité à désormais échanger on télécharger des fichiers de données de plus en plus volumineux, l'évolution en arrive au LTE, puis au LTE-Advanced, ce qui correspond à la 4G et ses variantes, puis depuis le 28 novembre 2020 à la 5G opérationnelle dans quelques villes en France.

     

    https://www.01net.com/actualites/on-a-teste-la-5g-de-sfr-et-nos-resultats-sont-tres-prometteurs-2011493.html?xtor=EPR-1-[N-Actus]-20201130

     

     

     

     

     

    II — Pourquoi les différentes normes, pourquoi la 5G maintenant ?

     

     

    Nous avons résumé cette progression dans un tableau, probablement approximatif.

    Cette progression épouse donc les besoins supposés : au départ il s'agissait, pour quelques fortunés, de converser depuis une voiture. Maintenant, performances beaucoup plus imposantes, et miniaturisation liée malgré tout à une autonomie suffisante, font que tout un chacun peut téléphoner, consulter les nouvelles ou regarder un film depuis n'importe où, sauf depuis les zones "blanches", sans réception.

    L'offre a créé le besoin, la généralisation a permis la baisse des coûts de connexion malgré le déploiement d'antennes relais de plus en plus nombreuses. Pour la 5G on parle, quand la généralisation de la fréquence de 26 GHz se fera, si elle se fait, d'un minimum de 700 000 antennes pour couvrir la France en particulier urbaine, s'ajoutant à celles déjà présentes pour la 2G, la 3G, la 4G pas encore finie de déployer.

     

     

    III — Comment peut-on ainsi se connecter partout ?

     

     

    A – Émetteurs en ville

    C'est là où interviennent ces forêts d'antennes de retransmission : souvent les mêmes antennes principales suffisent pour diffuser et recevoir les données selon plusieurs normes. Les petites antennes de rue, en ville, bien plus discrètes, peuvent ainsi basculer de la 4G+ à la 5G par simple mise à jour du logiciel.

    Il est nécessaire d'en implanter beaucoup, parce que plus les fréquences sont importantes, plus l'environnement les perturbe ou les absorbe facilement. Même les feuilles des arbres y contribuent, ce qui a pu faire penser que les autorités locales avaient décidé depuis un an pour cette raison ces remplacements massifs de végétaux en ville, privilégiant les arbres petits ou les simples rangées d'arbustes aux grands platanes ou autres essences majestueuses qui donnaient leur cachet aux grandes avenues.

    Cette prolifération des antennes peut paraître cependant nécessaire dans l'optique "tout numérique", en raison du grand nombre de personnes risquant de se connecter à la fois. ll semble que dans les périodes calmes, les antennes soient en mesure de passer en mode dégradé, pour consommer moins.

     

    B – Émetteurs de campagne

    Quand l'habitat est dispersé, il n'est pas nécessaire de multiplier les antennes. Une de place en place, tous les un à quelques kilomètres, suffit à assurer un service performant vu que les appels sont bien moins nombreux, souvent moins longs et moins gourmands en puissance.

    C'est pourquoi, pour baisser les coûts d'implantation, les fréquences utilisées seront aux alentours de 700 MHz, plus portantes en étendue active et bien moins perturbées par les obstacles. En revanche, le débit de données dont bénéficiera chaque utilisateur sera moins important même si peu d'usagers sont connectés simultanément.

     

    C – Émetteurs satellitaires

    S'ajoutant aux antennes terrestres, plusieurs opérateurs mondiaux ont fait le pari de lancer massivement des satellites en orbite basse, capables d'être reçus directement par des usagers partout sur la Terre sur des téléphones dédiés. Quand on dit massif, il faut parler de dizaines de milliers d'appareils lancés, qu'il faudra assez souvent remplacer parce que ces orbites basses sont bien moins stables que sur des altitudes plus élevées. Plus de zones blanches, hélas pour les EHS !

    Les fréquences utilisées seraient selon les données qu'on peut en avoir, aux alentours de 1,7 GHz. Mais il y aura plusieurs plages de fréquences.

    Bien entendu, il sera peu recommandé de jouer en ligne sur des logiciels très animés : le temps de latente pour la traversée de l'atmosphère dans les deux sens allongera singulièrement la capacité de réaction !

     

     

    IV — Que va apporter la 5G à ce monde ?

     

     

    A – Toujours plus, toujours plus vite

    La 5G avec ses fréquences plus grandes permet d'embarquer toujours plus de données (voix ou données diverses, tout transite de toute façon par "paquets"), ce qui accélère la retransmission du total des données, à vitesse égale du flux hertzien dans l'air ou dans les matériaux divers.

    Un facteur aussi permet d'accélérer encore cette vitesse de flux de données : les petites antennes sont dans un milieu urbain reliées à une antenne principale par fibre optique, encore bien plus rapide.

     

    B – Toujours plus, toujours plus fort

    Par leur omniprésence, les petites antennes permettront de relever et transmettre les données provenant de milliards (oui, on parle bien, à terme, de milliards) d'émetteurs divers, ou de récepteurs. Il s'agira de détecteurs de pollution ou de brouillard, de trafic, d'accidents (soudain les voitures s'arrêtent alors que les feux sont au vert), de passages au rouge à un feu tricolore, de bornes de rechargement "intelligentes" de voitures électriques, peut-être de capteurs d'empiètement de lignes continues, ou de cameras de surveillance devenues elles aussi "intelligentes" et désormais en mesure de déclencher des alarmes.... Faisons-leur confiance, les décideurs ont parfois beaucoup d'imagination.

    Ajoutons à ces capteurs divers "institutionnels" ceux qui désormais sont de plus en plus intégrés dans les objets usuels, à la maison, ceux qui désormais trônent (discrètement mais fermement) dans les réfrigérateurs, les télévisions, le thermostat de votre logement, les brosses à dents, dans tous les recoins d'une voiture, dans le moteur des volets roulants, voire dans les portes, les cafetières, dans votre couverture chauffante, dans les plaques de cuisine électrique... « Qui n'a pas sa puce ? » Il faut le signaler, c'est depuis 2010 à peu près que petit à petit se généralise cette présence dans nos objets de micro-centres de décision susceptibles d'être en contact avec des antennes collectant leurs données, ou pouvant leur donner des ordres ou en recevoir. On appelle cela l'Internet des Objets, qui se comptent en effet de plus en plus par milliards.

     

    C Toujours plus, toujours plus loin

    Avec cette 5G omniprésente, pour donner un exemple l'industriel de l'agriculture peut programmer son tracteur ou son engin agricole, l'amener devant le champ à traiter, puis s'en aller en train dans le pays d'à côté : la machine sait ce qu'elle a à faire, et depuis sa tablette ou même seulement son téléphone le technicien peut savoir où elle en est, y compris visuellement. Les zones sans possibilité de connexion, qu'on appelle “blanches”, sont de plus en plus réduites, avec les satellites elles n'existeront plus. Les interconnexions entre les personnes, quelle que soit la distance, feront que celle-ci n'existera plus. L'humain sera partout joignable, et depuis la Patagonie ou l'Australie il pourra en prévision de son retour remettre en route son chauffage, et pourquoi pas programmer le passage du café qu'il prendra en rentrant.

     

     

    V — Malgré tout, la 5G aura-t-elle des inconvénients ?

     

     

    A – Combien va coûter cette merveille ?

     

    (1) Le prix des fréquences

    Il y a quelques jours (nous sommes au début de décembre 2020) l'État a mis en vente les fréquences, qui lui appartenaient au-dessus de notre pays (nous rappelons que ces fréquences-là ont une portée limitée en distance, compensée par un bien plus grand déploiement d'antennes). Cette vente a rapporté 2,17 milliards, que verseront en commun les quatre opérateurs.

     

    (2) Le prix des infrastructures

    Selon un spécialiste, à l'échelle planétaire le déploiement de toutes ces nouvelles structures aura le coût très élevé : répartis sur 5 à 7 ans, ce sont environ 130 à 150 milliards de dollars qu'il faudra débourser (voir Deloitte, Communications infrastructure upgrade : The need for deep fiber”, juillet 2017).

    Pour donner une idée, le prix d'une antenne 4G+, généralement compatible 5G, avoisine les 70 à 100 euros, à installer. 70x 700 000 = 49 millions, avec la pose, la pose des fibres de liaison dont travaux de voirie, des antennes principales, la facture monte très vite. Certes, la fibre servira, heureusement, pour de multiples autres usages, dont le téléphone filaire et tout ce qui passe par là, comme le télétravail ; c'est le moyen de transport de données assurément le plus rapide, le plus sécurisé, le plus fiable à long terme, donc la valeur sûre, et sur la durée, la moins chère.

     

    (3) Le prix de la gestion

    Toutes ces antennes et ces fibres sont reliées à un central, ou plutôt de multiples centraux : pour ceux-là il faudra massivement prévoir de nouvelles fermes de serveurs, très chères, très gourmandes, et très chaudes. Rien que le refroidissement et l'alimentation de ces fermes présente un coût très élevé, à la fois financier, énergétique,  et climatique.

     

    (4) Conclusion de ce chapitre, dont l'aspect énergétique

    A l'époque où le bon ton est de mettre en avant la modération énergétique, cette nouvelle dépense en électricité interpelle. Diverses sources avancent, rien que pour cet usage, que trois nouveaux réacteurs nucléaires au moins seront nécessaires, en plus de Flamanville . S'il est mis en service (on parle maintenant au moins de la fin de 2022), il lui faudra peu à peu prendre la relève des plus anciennes centrales (Fessenheim est déjà arrêtée). Alors que la première ville vouée à la 5G (Nice) a commencé une gestion commerciale il y a une semaine, ces nouveaux réacteurs encore dans les cartons arriveront-ils à temps ? Il semble que dès cet hiver 2020-2021 des délestages soient envisagés. Cela va empirer.

    https://www.sofrecom.com/fr/publications/maitriser-l-accroissement-du-cout-energetique-de-la-5g

    https://www2.deloitte.com/content/dam/Deloitte/us/Documents/technology-media-telecommunications/us-tmt-5GReady-the-need-for-deep-fiber-pov.pdf

     

     

    B – A quoi va servir cette chère innovation ?

     

    Référons-nous à ce qu'en dit l'ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse ) dans son dossier du début de 2020 Grand dossier : la 5G,” 8 janvier 2020, mis à jour le 13 novembre 2020.

    « • Les vidéos à très haute résolution pour des usages de particuliers et de professionnels ;

     La réalité virtuelle à 360° en connectivité sans fil ;

     La connectivité à haut débit et faible latence entre les véhicules et les infrastructures de transports et de véhicules à véhicules, ou pour les usages de divertissement à l’intérieur des véhicules ;

     Le suivi, pilotage et reconfiguration à distance de machines industrielles et de chaînes de production robotisées ;

     Le suivi logistique de bout en bout d’un très grand nombre de colis ou d’articles, notamment dans les grands nœuds de triage ;

     La récupération des données de la multitude de capteurs de la « ville intelligente » pour, par exemple, contrôler les flux routiers et les divers niveaux de pollutions ;

     Les télé-opérations de toutes sortes, grâce à la faible latence et aux échanges d’images vidéo très précises, par exemple dans le domaine de la santé ou des exploitations minières ;

     Le suivi précis des troupeaux dans les exploitations agricoles grâce à des capteurs sur le bétail »

    Juste une petite remarque : presque tout ce qui est énuméré là peut être fait en 4G ou 4G+, ou via la fibre ...

    Maintenant, qu'en sera-t-il du citoyen lambda ? La plupart du temps il n'aura pas vraiment besoin de ce surcroît théorique de vitesse et de disponibilité du réseau. Ce sera surtout un effet de mode, comme les vêtements de marques à l'école. Les forfaits proposés vont être, selon des recherches, pas loin du double de ceux que l'on constate aujourd'hui. A l'heure où la précarité s'installe de plus en plus, il n'est pas certain que ce soit un choix pertinent, entre ce gadget et une nourriture convenable. Rappelons que, de toute façon, si un réseau doit être arrêté, ce sera la 3G (la moins dangereuse, puisque non pulsée au niveau des antennes de collecte) : les autres resteront, la 5G viendra s'y empiler.

    Il faudra bien pourtant que quelqu'un paie pour cette nouveauté. Ce sera sans doute réparti entre les utilisateurs (certains parmi nous), les citoyens via les impôts (nous), ceux (nous) qui achèteront les produits des entreprises se servant de ce nouvel outil et devant bien répercuter la dépense, les usagers de l'électricité (encore nous), donc souvent ceux qui ne s'en servent pas. Est-ce vraiment une bonne idée, même pour ceux qui aiment les innovations ? Les budgets familiaux ont de plus en plus de limites.

    En fait ne sont vraiment intéressés que les organismes et industriels qui font de la collecte de données, sous toutes ses formes, et avec ou sans le consentement des citoyens (en général, sans malgré les rails légaux qui existent).

    On se réfèrera à l'énorme travail de Gauthier Roussilhe, La controverse de la 5G, récent puisqu'il date de juillet 2020.

    http://gauthierroussilhe.com/fr/projects/controverse-de-la-5g

    https://www.arcep.fr/la-regulation/grands-dossiers-reseaux-mobiles/la-5g.html

    Ajoutons une remarque très importante : ceux qui s'attendent à des merveilles dès 2021 risquent d'être déçus, car la vraie 5G, celle opérant sur 26 GHz, ne sera en place que dans la fourchette 2023-2025 au mieux.

     

    C – Qu'en disent les scientifiques ?

     

    (1) Les météorologues

    Ces Messieurs dont le travail est si important pour tout le monde font des bonds : pour leurs prévisions ils recueillent via les satellites météo des signaux naturels en particulier de  la vapeur d'eau, selon des fréquences élevées, en particulier celle de 23,6 GHz. Les émissions 5G des stations terrestres, prévues pour les plages aux alentours de 26GHz, vont interférer, et montrer des nuages entiers inexistants. A l'heure du dérèglement climatique  annoncé, c'est un très mauvais cadeau à faire à tous. Toutes les prévisions en  seront aléatoirement faussées.

     

    (2)  Les astrophysiciens

    Les travaux scientifiques s'appuient sur de nombreuses photos, en lumière normale ou en infrarouge. Déjà, alors que le déploiement n'en est qu'à ses débuts, les satellites en orbite basse prévus pour retransmettre le trafic Internet direct se présentent sur les clichés comme des rayures blanches qui faussent les calculs de luminosité des étoiles, perturbent la couleur de celles-ci sur la photo, cachent les étoiles placées derrière le trait... et pourtant cela ne fait que commencer. Plusieurs entreprises ont prévu ce genre de lancement multiple (toutes ensemble cela ferait pas loin de 100 000 satellites), bientôt il deviendra tout simplement impossible d'observer scientifiquement le ciel.

     

    (3) Les ornithologues et entomologistes

     

    Oiseaux et insectes ont un sens de l'orientation basé surtout sur le champ magnétique terrestre. Les hautes fréquences des antennes génèrent un champ magnétique puissant et pulsé, qui perturbe significativement ce sens. Pour les abeilles, pour les oiseaux migrateurs, c'est un important facteur de disparition. Mais bien entendu, tous les animaux en sont affectés, y compris l'animal humain. C'est seulement moins perceptible.

     

    (4) Les médecins

     

    Eux aussi savent depuis longtemps (c'est vers 1985 qu'eurent lieu les premières recherches systématiques) que comme on l'apprend en physique du niveau Baccalauréat tout  barreau conducteur (ce qu'est un corps vivant) baignant dans un champ électromagnétique développe à son tour un courant induit susceptible d'interférer avec les courants internes qui circulent dans les axones de nos cellules nerveuses. Cet effet a été prouvé par de nombreuses expériences. A long terme, il ne saurait être anodin. En revanche, il est très difficile de donner des résultats tangibles et reproductibles, les métabolismes variant beaucoup d'un individu à l'autre. C'est pourquoi les instances officielles n'en tiennent pas compte, même si effectivement cela existe, au grand dam des médecins qui tirent la sonnette d'alarme : de plus en plus nous baignons dans un brouillard électromagnétique pulsé et complexe, le plus efficace même avec des valeurs apparemment peu élevées, et même si les fréquences plus élevées semblent moins pénétrer dans les organismes. Rendez-vous dans vingt ou trente ans ! même si déjà des personnes basculées dans l'hypersensibilité électromagnétique (7‰, en augmentation) présentent des troubles allant de simples malaises diffus à des arrêts cardiaques. Des cas reconnus existent.

     

    D – Qu'en est-il de la confidentialité des données ?

     

    La question avait été soulevée à propos de la collecte des courbes de charge des capteurs  Linky, et écartée d'un geste désinvolte par les décideurs. Ces capteurs contribuent,  comme beaucoup d'autres collecteurs de données, à cerner les humains de multiples  façons. Ceux-ci sont tracés via les voitures électriques, les téléphones portables, peut-être aussi des vêtements pucés (si cela n'existe pas encore, c'est envisageable). Leurs cartes, bancaires, de santé, "de fidélité", leurs passes pour transports en commun ou pour entrer à la piscine,  leurs "objets connectés" usuels à la maison peuvent aider à les connaître mieux qu'eux-mêmes.

    Ce genre de suivi est-il désirable ? Chacun n'a-t-il pas droit à garder une intimité inviolable ?  Avec la chasse mondiale aux données, conduisant à collecter pour chaque personne sur  cette Terre des téraoctets de données diverses, ces montagnes de données peuvent ensuite permettre, connaissant les personnes, de les influencer de façon plus ou moins insidieuse. Nous avons bien dit : peuvent permettre, mais le risque est là.

     

     

    En manière de conclusion, provisoire sans doute

     

    Un tel déploiement sur tout le territoire, voire sur le monde entier, est-il souhaitable ? A chacun de se poser la question. Donc, à chacun d'accepter la 5G, de même que tout ce qui gravite autour, OU PAS. L'essentiel est que chacun, ou au moins chaque communauté urbaine, puisse avoir le choix. Ce n'est pas le cas actuellement. Par exemple, il peut sembler que ce soit un droit légitime de préserver des zones blanches pour les électro-hypersensibles. Rappelons tout de même que la 5G n'est en quelque sorte que l'une des autoroutes de cette collecte de données, même si elle est sans doute la plus importante. L'ennui réside dans le fait qu'elle n'est pas neutre au niveau financier, au niveau énergétique, au niveau environnemental,  au niveau biologique, et qu'elle est certainement l'un des moyens les plus intrusifs pour collecter des données. Face à de tels enjeux, les humains doivent avoir la possibilité de définir au moins leur avis.


    1 commentaire
  • Sur une initiative de nos amis anglo-saxons,  nous avons été invités à écrire aux instances internationales, afin qu'elle demandent une pause dans le déploiement de la 5G dans le monde. Ce qui fut fait ce matin. Le texte envoyé est très légèrement différent de celui proposé, en raison de tournures de phrases jugées (peut-être à tort) lourdes ou maladroites..

    Voici ce texte.

    Vous pouvez utilisez l'un de ces liens pour y participer:

    https://stop5ginternational.org/wp-content/uploads/2020/10/Sample-Letter-to-the-United-Nations-1018.docx

    https://stop5ginternational.org/wp-content/uploads/2020/10/Sample-Letter-to-the-United-Nations-1018.pdf

     

    Nous vous demandons à tous d'envoyer cette lettre aux adresses suivantes - si elles sont nombreuses, nous pouvons faire des merveilles :

     

    UN Secretary General: sgcentral@un.org

    WHO: phedoc@who.int

    WHO office at the UN: whonewyork@who.int

    WHO office at the EU: weu@who.int

    WHO Center for Health Development: wkc@wkc.who.int

    WHO Liaison Office to the African Union and Economic Commission for Africa: afwloaueca@who.int

    WHO Global Service Centre (Kuala Lumpur, Malaysia): gscoffice@who.int

    WHO Regional Office for Africa: afrgocom@who.int

    Council on Human Rights: civilsociety@ohchr.org

    To His Excellency António Guterres and Other Esteemed WHO and UN Officials:

     

    I am writing to ask you to urge government officials worldwide to immediately call a halt to 5G until costs to health, wildlife and the Earth are assessed. 

     

    5G infrastructure will vastly increase public exposure to wireless radiation and significantly decrease privacy and security. This concerns as well is the mega increase in energy consumption, effects on wildlife - particularly on pollinators, resource extraction and the resultant streams of e-waste, all of which would contribute to environmental damage. 

     

    Tens of thousands of scientific papers (linked herein) have cited apparent connections from the role of electromagnetic radiation to a multitude of adverse health effects, including depression, infertility, cancer, damage to DNA/gene expression, oxidative stress, pregnancy complications, melatonin production, neurological disorders, immune dysfunction, Alzheimer’s/dementia, Leukemia, etc.

     

    Over 1,600 scientific papers can be found here :

    https://www.powerwatch.org.uk/science/studies.asp

     

    Another 4000+ studies can be found here: http://www.bioinitiative.org

     

    And another 23,840 studies also linked here: www.EMF-portal.org

     

    To roll out 5G without safety testing would directly breach the Precautionary Principle as well as the Human Right to Informed Consent, enshrined in UN Law. Implementation must halt until more independent research has been conducted to prove this technology is safe for humans and wildlife. Such research must also be accompanied by thorough and comprehensive Public Consultations. Anything else would put lives at risk, be a severe breach of Human Rights, and would amount to assault on the Electromagnetically Sensitive (EMS) who would have nowhere to escape to and would become refugees in their own countries. 

     

    In conclusion, it would be highly irresponsible to roll out an untested technology which could have disastrous effects for humans and the Environment. In fact, to roll out 5G without Informed Consent or Due Diligence, and with no legitimate liability coverage, would constitute Technological Trespass and be a Crime against Humanity and all life.

     

    I urge you to do everything you can to protect people and the Environment from this onslaught according to your Duty of Care -- your first and foremost responsibility as public servants. 

     

    I look forward to your reply and urgent action…

     

    Many thanks in advance,

    Yours Most Sincerely,


    2 commentaires
  • La fameuse "empreinte carbone" est de l'enfumage de première classe. Il n'y a pas trop de CO² dans l'atmosphère, peut-être même pas assez. En revanche de très gros pollueurs ( industries, centrales électriques au charbon – à cause des résidus, pas du carbone lui-même – navires surtout) balancent des poisons nitrés, soufrés, phosphorés, voire cyaniques, autrement plus dangereux, mais ceux-là, les médias se gardent bien d'en parler.

    Là-dessus, notre groupe nantais se cantonne désormais au plus important actuellement à contrer, la 5G. Le reste n'est pas sans intérêt, mais il faut choisir les luttes actuellement les plus importantes. Évitons de nous disperser.

    Après en avoir discuté avec Bernard, autre militant de Nantes, je dois préciser : la 5G va significativement contribuer à augmenter la consommation d'énergie et de ressources rares, c'est donc cela qui est important. A une époque où l'on nous rebat les oreilles sur la transition écologique, la transition énergétique et technoscientiste va carrément à l'encontre de cette préoccupation, sans vergogne et même avec une certaine perversité. La 5G n'est pas TOUT le problème, mais elle en est, socialement, techniquement, scientifiquement (demander aux entomologistes, aux astrophysiciens, aux astronomes, aux médecins ce qu'ils en pensent), un marqueur très significatif.

    antenne 5G activée

    Il est d'ailleurs très significatif aussi de constater que les collectifs contre Linky ont naturellement étendu leurs préoccupations à la 5G, alors que journalistes, politiciens même de bonne foi ont du mal à insérer ce facteur dans les sujets à traiter. Il faut dire que la propagande des industriels est très forte, omniprésente, et qu'elle cache assez efficacement (de moins en moins) les voix des personnes qui savent de quoi elles parlent.


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